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Vous avez dit Pédagogie de projet ?

 

Pour passer à la pratique

Il existe plusieurs façons de passer à la pratique comme il existe plusieurs méthodes pédagogiques. Mais il en est une qui est, aujourd’hui, de plus en plus utilisée en matière d’éducation à l’environnement. Il est question ici de la pédagogie de projet qui présente plusieurs points communs avec la notion d’éducation à l’environnement.

En effet, chacune d’entre elles s’adresse à l’individu : l’élève, le citoyen. Elle est également dépendante d’un groupe quel qu’il soit : la classe, les habitants d’un territoire, etc. En d’autres termes, elles relèvent toutes les deux de la prise de conscience de chacun et de la responsabilité de tous. Et enfin, chacune d’elles nécessite une réalisation concrète d’une action et une forme d’évaluation.

La pédagogie de projet sans vouloir s’y opposer, se différencie nettement de la pédagogique dite « traditionnelle » et de la pédagogie par objectifs, bien connue des enseignants. En effet, en pédagogique de projet, l’élève et même l’adulte, n’apprend pas par une transmission de savoir, de savoir-faire ou de savoir être mais par l’organisation et la réalisation d’un projet collectif. Le positionnement de l’enseignant ou de l’éducateur est lui aussi revu puisqu’il consiste en un rôle de « facilitateur », de conseil et/ou d’accompagnant dans l’action.

Tout commence par un évènement, une proposition, un questionnement qui donne l’envie de réaliser un projet sur un thème précis. Exemple : l’amoncellement de papiers dans la cour de l’école, l’appel à projets du Parc naturel régional, ou encore la question de savoir pourquoi faut-il économiser l’eau ?

Loin de vouloir être un mode d’emploi, voici ici une présentation en 7 phases de la pédagogie de projet.

1ère phase : faire exprimer les représentations initiales.

Parce que nous n’avons pas la même connaissance et les mêmes représentations d’un thème donné, cette 1ère phase permet à chacun de s’enrichir et de connaître ce que savent les autres. Une image, un abécédaire, un geste, une musique ou une simple question peuvent être le point de départ de cette 1ère étape.

Cette phase peut également servir à l’éducateur pour une première prise de contact ou pour créer la cohésion d’un groupe d’élèves qui ne se connaît pas encore.

2ème phase : stimuler l’intérêt.

Cette phase est très importante et doit être soignée. D’elle dépend la suite des évènements et le degré d’implication et de motivation des élèves.

Cette phase doit être une immersion et une prise de contact sans apport particulier de connaissance. L’éducateur peut être là pour organiser la visite d’un site, mettre à disposition du matériel, de la documentation, provoquer des rencontres avec des personnes ressource, …

3ème phase : structurer le projet.

L’étape précédente va susciter chez les élèves de nombreuses questions, mais aussi des envies, des sensations nouvelles, voire une certaine exaltation pour certains d’entre eux. Ce moment doit être consacré à plusieurs points.

Tout d’abord, il est important que chacun puisse s’exprimer pour verbaliser ses ressentis et les transmettre au groupe. Puis, de cette mise en commun, doivent être organisées les différentes questions et/ou idées recueillies pour en faire apparaître les sujets principaux. Enfin, après de multiples discussions, négociations et autres débats, le projet et sa mise en action sont décidés par la classe. Ici, chaque élève trouve une place dans le projet.

4ème phase : mettre en œuvre le projet

Après avoir défini dans l’étape précédente un plan d’action, tout le monde part en ayant une tache à mener et participe activement à sa réalisation.

5ème phase : passer à l’action

Après s’être renseigné, avoir réfléchi, la seule étape possible est maintenant le passage à l’acte et la concrétisation du projet, pour tordre le cou aux « Y-a qu’à ! » et aux « Faut qu’on ! ». Cela peut être l’organisation d’une conférence, la réalisation d’une exposition ou d’un journal. Nous pouvons aussi imaginer un chantier de restauration d’une mare ou bien encore la mise en place du tri dans tout l’établissement, …

6ème étape : communiquer sur le projet

Cette étape est entre autre le moyen de donner un point final au projet. (Il est important de s’arrêter même si très souvent tout ne fait que commencer !). D’autre part, dans certains cas et pour différentes raisons, la classe entière n’a pas travaillé ensemble et plusieurs groupes ont été formés. Chacun souhaite savoir ce qu’a fait l’autre. Mais la transmission peut également s’adresser aux autres classes, au personnel administratif et technique, aux parents, mais aussi à tous les habitants du village ou du quartier.

7ème étape : évaluer

Elle peut apparaître rébarbative puisqu’elle est souvent oubliée dans un projet. Mais il peut simplement s’agir de comparer le point de départ avec celui d’arrivée et le chemin parcouru pour y parvenir. Il est également intéressant pour le groupe de vérifier que les objectifs fixés initialement ont été atteints ou si tel n’est pas le cas d’en connaître les raisons. Enfin, l’évaluation est aussi l’occasion pour l’éducateur de faire le point sur sa pratique et la manière dont il a accompagné le projet des élèves.

(D’après la malle pédagogique : Ricochet réalisée par le Réseau Ecole & Nature).

 

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