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Entités paysagères du parc

Boutières
Boutières
Boutières
Boutières
Boutières
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Les Sucs
Haute Cévenne
Cévenne méridionale
Piémont cévenol
Carte du territoire

L’identité des Monts d’Ardèche repose sur des caractéristiques très fortes : paysages et économies de pente, savoir-faire ruraux, volcanisme, rivières, productions de myrtilles et de châtaignes, histoire religieuse, moulins et moulinages, terrasses, etc.

Comme les membres d’une même famille, le territoire du Parc affiche, entre les Boutières et les Cévennes, des visages différents mais néanmoins avec des traits communs.

La description de ces six entités paysagères est reprise d’après l’étude de l’agence « Paysage »

Plateau de Vernoux

 
Les plages de forêts alternent avec les prairies et les vergers de châtaigniers. Des collines arrondies modèlent le plateau. Des villages étendus en sommet de butte dominent de leur clocher un espace d’équilibre.

Vernoux, ville porte du Parc, est située au coeur d’un plateau ondulé dont l’altitude varie entre 500 et 600 mètres. Les vallonnements et les formes sont douces, presque molles. Le plateau s’élève au sud jusqu’à plus de 800 mètres en un rebord qui domine la vallée de l’Eyrieux ; le basculement d’ambiance et de type de relief est brutal à Chalencon, et plus progressif au col de Combeyron.

La roche est un gneiss roux, peu apparent.

De nombreux ruisseaux au cours ondulant creusent le plateau, et s’enfoncent dans des thalwegs boisés, plus étroits et encaissés, pour alimenter des affluents de l’Eyrieux et du Doux.

L’activité principale est l’élevage bovin. Pâturage et prairies de fauche occupent majoritairement l’espace. Ces parcelles sont clôturées, parfois bordées d’une ligne de frênes ou de hêtres. Les terres labourées, en terrasses, sont plus rares. Les châtaigniers sont très présents et encore mis en valeur. Les parcelles boisées de résineux sont de petite taille. Ces forêts privées sont exploitées.

Les bourgs du plateau ont une morphologie regroupée au sommet d’une butte. Le clocher, édifié au XIXe siècle, se détache de la silhouette urbaine de Vernoux. Les villages forment des ensembles urbains très homogènes présentant un front bâti défini. La limite est marquée de manière nette entre ville et campagne.

Les voies rayonnant depuis Vernoux, lieu de marché traditionnel situé au carrefour d’axes de circulation, épousent le relief par un talus enherbé ou un muret de soutènement en pierre sèche.

Quelques éléments caractéristiques ou remarquables

La simplicité des formes du plateau fait ressortir quelques éléments forts :
- les constructions ont des murs de pierre enduite et des toitures à quatre pentes couvertes de tuiles ;
- de nombreuses retenues collinaires ponctuent le plateau ;
- des lignes souples de frênes, de noisetiers ou de hêtres marquent les limites parcellaires.

Principaux enjeux paysagers du plateau de Vernoux

- Les extensions des bourgs se font en rupture avec le tissu urbain initial ; la multiplication de l’habitat individuel mal implanté participe au mitage de l’espace.
- Les nouvelles constructions ont perdu les références du type architectural local, au détriment de la simplicité des volumes, de la nature et de la couleur des enduits, des plantations du jardin…
- La multiplication des retenues collinaires peut poser à terme des problèmes hydrauliques, écologiques et paysagers.
- Les maîtres d’œuvre des extensions ou des créations de bâtiments d’élevage ne veillent pas toujours suffisamment à l’intégration paysagère du nouveau bâtiment.

 

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