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Entités paysagères du parc

Boutières
Boutières
Boutières
Boutières
Boutières
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Plateau de Vernoux
Les Sucs
Haute Cévenne
Cévenne méridionale
Piémont cévenol
Carte du territoire

L’identité des Monts d’Ardèche repose sur des caractéristiques très fortes : paysages et économies de pente, savoir-faire ruraux, volcanisme, rivières, productions de myrtilles et de châtaignes, histoire religieuse, moulins et moulinages, terrasses, etc.

Comme les membres d’une même famille, le territoire du Parc affiche, entre les Boutières et les Cévennes, des visages différents mais néanmoins avec des traits communs.

La description de ces six entités paysagères est reprise d’après l’étude de l’agence « Paysage »

Boutières

 

Les landes qui couvrent les croupes des sommets dominent les châtaigneraies et les terrasses des pentes souvent abruptes ; mais les dénivelés des vallées sont plus faibles que dans la Cévenne (200 à 400 mètres environ). Les formes du relief sont en général douces : les crêtes sont aplanies, les sommets arrondis en croupe. Les fonds étroits des rivières se rétrécissent parfois en gorges.

La roche est métamorphique (gneiss ou granit) ; elle est présente des éboulis aux falaises.

Le secteur des Boutières est constitué des vallées qui forment le bassin versant de l’Eyrieux. Cette rivière et ses affluents descendent du haut des vallées nées du plateau des sucs, vers 1200 mètres d’altitude, jusqu’à la sortie du Parc (150 mètres). La vallée de l’Eyrieux alterne gorges minérales et méandres jardinés, moulinage et activités artisanales et industrielles de pointe (textile technique, bijouterie, agro-alimentaire. Le cours de l’Eyrieux a été très artificialisé : barrages, présence de moulinages et d’usines. Les affluents ont gardé un cours plus naturel ; seule l’agriculture guide le fil de l’eau pour alimenter les béalières irriguant les cultures.

L’influence méditerranéenne, que traduisent les versants de chênes verts de la vallée du Boyon et les terrasses de vignes le long de l’Eyrieux, s’atténue rapidement. Le hêtre apparaît dans la vallée de l’Eyrieux en ubac entre Saint-Martin-de-Valamas et Saint-Julien, au dessus de 800 mètres.

Le châtaignier reste très présent et couvre des versants entiers autour de Saint-Pierreville. Sur les sommets où l’herbe dispute la place à la lande de genêts, domine l’élevage ovin et ses grands pâturages ouverts, entretenus par les troupeaux et l’écobuage.

Les pentes du bas des versants jusqu’au dessus de 800 mètres sont aménagées en terrasses. Elles sont peu à peu envahies par une forêt inexploitable. Sur les pentes abandonnées, sont implantés des boisements de Douglas. Des replats bien exposés à l’intérieur des boucles du cours de l’Eyrieux (les méandres jardinés), soigneusement aménagés, sont toujours en culture ou exploités en prairies. Les fruitiers se sont fortement développés dans la vallée de l’Eyrieux (pêchers, cerisiers). La cueillette des myrtilles qui ombrent les landes ou les sous-bois clairs, constitue un apport intéressant. La possibilité de revenus complémentaires liés à la vitalité du secteur artisanal et industriel s’ajoute parfois au dynamisme des exploitants agricoles.

L’habitat se développe fortement sous l’influence de l’agglomération du Cheylard et de l’axe de la vallée de l’Eyrieux. La pression du pavillonnaire s’accentue dans les cuvettes urbaines, sur les pentes ou dans les fonds de vallée. L’habitat occupe le fond de la vallée de l’Eyrieux. Dans les vallées secondaires, les bourgades se partagent entre des implantations à mi-pente, des hameaux perchés et des villages installés malgré la rudesse climatique sur des sommets, à la croisée de chemins (Saint-Genest, Lachamp-Raphaël, Mézilhac). Avec l’altitude, les tuiles cèdent place aux lauzes.

La vallée de l’Eyrieux est un axe de communication. La RD 120 est très fréquentée. L’ancienne voie de chemin de fer suit également le cours de la rivière. Les nombreux ouvrages d’art qui l’émaillent adaptent le cheminement au relief. C’est une trace superbement inscrite dans le territoire, et un axe de vue original sur les paysages traversés.

Quelques éléments caractéristiques ou remarquables

- Certains sites de terrasses, à proximité d’une grande ferme, sont particulièrement remarquables.
- L’arbre d’alignement des Boutières est le platane qui ombrage également les places des villages. Les routes sont aussi bordées par le tilleul (vallée du Boyon) ou par le merisier.
- Des fermes fortifiées, des tours ou des châteaux sont en position perchée, au dessus de la vallée.
- Les longs bâtiments des anciens moulinages et les traits élancés des cheminées de brique témoignent d’une tradition industrielle formant un patrimoine bâti et social à ne pas délaisser.
- Certains cimetières protestants, clos, marqués d’un arbre, sont également caractéristiques.

Principaux enjeux paysagers des Boutières

- À proximité du Cheylard et le long de la vallée de l’Eyrieux, le mitage pavillonnaire touche les fonds de vallée comme les pentes (bâti dispersé sans caractère architectural propre, sans adaptation à la pente ou aux risques d’inondation).
- L’Eyrieux est très aménagée ; son cours a été artificialisé et certaines constructions s’effectuent dans le lit majeur.
- L’abandon des terrasses ou leur réutilisation par les troupeaux entraînent une dégradation des murets de terrasses et, à terme, une érosion du versant.
- Les boisements se développent en timbre poste, parfois sur d’anciennes terrasses difficiles d’accès.
- La gestion forestière a un impact paysager fort dans le paysage : depuis l’ouverture de pistes jusqu’à l’exploitation des boisements.

 

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