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AccueilMonter un projet éducatifLe guide de l’enseignantAvez-vous besoin d’un peu d’EEDD ?

Avez-vous besoin d’un peu d’EEDD ?

 

Quelles sont les structures d’accueil agréées pour l’hébergement des scolaires ?

Consultez la liste des établissements du répertoire départemental des structures d’accueil sur le site ardecol-v2.inforoutes-ardeche.fr ou consultez la circonscription dans laquelle vous souhaitez vous rendre.

Remarques : pour les demandes spécifiques (maternelles, grands groupes, handicapés, …), nous vous conseillons de vous renseigner préalablement auprès de la structure.

Quels sont les organismes qui peuvent vous aider dans vos projets pédagogiques ?

Voici une liste de structures présentes sur le territoire du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche intervenant auprès des scolaires.

Les prestations qu’elles vous proposent peuvent être des visites guidées ou des animations déjà réalisées pour un public en général familial ou bien encore des interventions ayant fait l’objet d’une préparation plus approfondie avec vous.

Dans les deux cas, n’hésitez pas à rentrer en contact avec elles et à vous rencontrer pour leur présenter votre projet pédagogique et la nature de vos besoins. Cette liste est bien entendu non exhaustive et d’autres partenaires peuvent aussi vous aider.

Déplier L’éducation à l’environnement

Chacun d’entre nous a une définition personnelle de l’éducation à l’environnement. Peut être est-ce parce que nous avons une représentation qui nous est propre de l’environnement et de l’éducation.

En effet, l’environnement peut être pour un certain nombre l’environnement naturel qu’il faut protéger de l’intervention de l’homme. Pour d’autres, il peut s’agir de l’environnement originel dont nous nous sommes depuis très longtemps éloignés et dans lequel il faudrait retourner. Il peut encore s’agir de l’environnement ressource, dans lequel nous puisons et qu’il faut exploiter de la façon la plus durable possible ou bien encore l’environnement du quotidien dans lequel nous évoluons et que nous pouvons opposer très souvent à la nature. Enfin, l’environnement culturel est plus intime et est propre à chacun. Il peut dépendre pour chaque individu de son lieu de résidence, de ses origines socioculturelles, de son vécu, de ses convictions mais aussi de sa sensibilité.

Le terme d’éducation possède lui aussi ses différentes approches. Il peut concerner la manière dont nous avons été élevés et qui conditionne pour partie notre manière d’être et d’agir. Il peut également renfermer la notion de transmission de connaissances ou de valeurs. La formation à la démarche scientifique et la pédagogie par objectifs font partie de ces autres conceptions de l’éducation.

Mais loin de s’opposer, ces différents points de vue et conceptions doivent apparaître comme complémentaires dans la façon de définir l’éducation à l’environnement.

Dans le cadre de sa « charte 98 », le réseau Ecole & Nature propose une vision de l’éducation à l’environnement à quatre niveaux, correspondant à quatre familles d’objectifs menant à la pratique.

Pour un épanouissement de l’individu

Sérénité, bien-être, bonheur de vivre avec les autres, santé... constituent autant de besoins essentiels à l’être humain pour être en mesure de construire. Ils représentent des objectifs majeurs de l’éducation à l’environnement. L’éducation à l’environnement se veut également formatrice de l’intelligence : éveil, sens critique, autonomie, culture générale, méthodologie, émancipation...

Pour cela, l’éducation à l’environnement propose d’une part une grande variété de concepts, données et méthodes, et d’autre part un support motivant, impliquant et universel.

C’est ce que l’on appelle l’éducation par l’environnement.

Pour des sociétés de l’interaction et du respect mutuel

Au-delà de l’échelle individuelle, l’éducation à l’environnement s’implique dans le fonctionnement des sociétés en aidant chacun à :
- comprendre les enjeux sociaux d’aujourd’hui et de demain, d’ici et d’ailleurs
- être acteur dans la mise en oeuvre des solutions collectives aux problèmes qui se posent, en laissant toujours à la personne le libre choix de ses engagements
- gérer avec les autres, en responsabilité et en toute conscience, les espaces, sociétés et ressources.

Pour une planète riche et diversifiée

L’éducation à l’environnement travaille à cet objectif en favorisant la prise de conscience de la complexité, de la fragilité et de l’acuité des relations de l’homme avec son environnement.

Il s’agit « d’acquérir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la préservation et à la solution des problèmes de l’environnement et à la gestion de la qualité de l’environnement » (UNESCO 1977).

Cet aspect constitue ce que l’on nomme souvent l’éducation pour l’environnement.

... pour aujourd’hui et pour l’avenir !

Le réseau Ecole & Nature a pour ambition de promouvoir une Education à l’Environnement au carrefour de toutes ces approches, complexes et diverses, sans les hiérarchiser.

C’est de cette synergie que pourra émerger la citoyenneté qui, rendant chacun responsable du passé, du présent et de l’avenir, est une des clés du développement durable.

Déplier Pour un développement durable

En 1987, la Commission mondiale pour l’environnement et le développement, dite commission Brundtland (du nom de sa présidente), a donné une définition du développement durable qui est désormais reconnue dans le monde entier. Il s’agit d’un développement « qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire leurs propres besoins ».

Cependant, le développement durable n’est pas uniquement synonyme de protection de l’environnement. La prospérité économique et la protection du bien-être de l’être humain, sont nécessaires pour satisfaire nos besoins.

Le développement durable suppose donc une prise en compte à un niveau égal et de façon collective de ses trois volets que sont l’environnement, l’économie et le social.

Déplier Vous avez dit Pédagogie de projet ?

Pour passer à la pratique

Il existe plusieurs façons de passer à la pratique comme il existe plusieurs méthodes pédagogiques. Mais il en est une qui est, aujourd’hui, de plus en plus utilisée en matière d’éducation à l’environnement. Il est question ici de la pédagogie de projet qui présente plusieurs points communs avec la notion d’éducation à l’environnement.

En effet, chacune d’entre elles s’adresse à l’individu : l’élève, le citoyen. Elle est également dépendante d’un groupe quel qu’il soit : la classe, les habitants d’un territoire, etc. En d’autres termes, elles relèvent toutes les deux de la prise de conscience de chacun et de la responsabilité de tous. Et enfin, chacune d’elles nécessite une réalisation concrète d’une action et une forme d’évaluation.

La pédagogie de projet sans vouloir s’y opposer, se différencie nettement de la pédagogique dite « traditionnelle » et de la pédagogie par objectifs, bien connue des enseignants. En effet, en pédagogique de projet, l’élève et même l’adulte, n’apprend pas par une transmission de savoir, de savoir-faire ou de savoir être mais par l’organisation et la réalisation d’un projet collectif. Le positionnement de l’enseignant ou de l’éducateur est lui aussi revu puisqu’il consiste en un rôle de « facilitateur », de conseil et/ou d’accompagnant dans l’action.

Tout commence par un évènement, une proposition, un questionnement qui donne l’envie de réaliser un projet sur un thème précis. Exemple : l’amoncellement de papiers dans la cour de l’école, l’appel à projets du Parc naturel régional, ou encore la question de savoir pourquoi faut-il économiser l’eau ?

Loin de vouloir être un mode d’emploi, voici ici une présentation en 7 phases de la pédagogie de projet.

1ère phase : faire exprimer les représentations initiales.

Parce que nous n’avons pas la même connaissance et les mêmes représentations d’un thème donné, cette 1ère phase permet à chacun de s’enrichir et de connaître ce que savent les autres. Une image, un abécédaire, un geste, une musique ou une simple question peuvent être le point de départ de cette 1ère étape.

Cette phase peut également servir à l’éducateur pour une première prise de contact ou pour créer la cohésion d’un groupe d’élèves qui ne se connaît pas encore.

2ème phase : stimuler l’intérêt.

Cette phase est très importante et doit être soignée. D’elle dépend la suite des évènements et le degré d’implication et de motivation des élèves.

Cette phase doit être une immersion et une prise de contact sans apport particulier de connaissance. L’éducateur peut être là pour organiser la visite d’un site, mettre à disposition du matériel, de la documentation, provoquer des rencontres avec des personnes ressource, …

3ème phase : structurer le projet.

L’étape précédente va susciter chez les élèves de nombreuses questions, mais aussi des envies, des sensations nouvelles, voire une certaine exaltation pour certains d’entre eux. Ce moment doit être consacré à plusieurs points.

Tout d’abord, il est important que chacun puisse s’exprimer pour verbaliser ses ressentis et les transmettre au groupe. Puis, de cette mise en commun, doivent être organisées les différentes questions et/ou idées recueillies pour en faire apparaître les sujets principaux. Enfin, après de multiples discussions, négociations et autres débats, le projet et sa mise en action sont décidés par la classe. Ici, chaque élève trouve une place dans le projet.

4ème phase : mettre en œuvre le projet

Après avoir défini dans l’étape précédente un plan d’action, tout le monde part en ayant une tache à mener et participe activement à sa réalisation.

5ème phase : passer à l’action

Après s’être renseigné, avoir réfléchi, la seule étape possible est maintenant le passage à l’acte et la concrétisation du projet, pour tordre le cou aux « Y-a qu’à ! » et aux « Faut qu’on ! ». Cela peut être l’organisation d’une conférence, la réalisation d’une exposition ou d’un journal. Nous pouvons aussi imaginer un chantier de restauration d’une mare ou bien encore la mise en place du tri dans tout l’établissement, …

6ème étape : communiquer sur le projet

Cette étape est entre autre le moyen de donner un point final au projet. (Il est important de s’arrêter même si très souvent tout ne fait que commencer !). D’autre part, dans certains cas et pour différentes raisons, la classe entière n’a pas travaillé ensemble et plusieurs groupes ont été formés. Chacun souhaite savoir ce qu’a fait l’autre. Mais la transmission peut également s’adresser aux autres classes, au personnel administratif et technique, aux parents, mais aussi à tous les habitants du village ou du quartier.

7ème étape : évaluer

Elle peut apparaître rébarbative puisqu’elle est souvent oubliée dans un projet. Mais il peut simplement s’agir de comparer le point de départ avec celui d’arrivée et le chemin parcouru pour y parvenir. Il est également intéressant pour le groupe de vérifier que les objectifs fixés initialement ont été atteints ou si tel n’est pas le cas d’en connaître les raisons. Enfin, l’évaluation est aussi l’occasion pour l’éducateur de faire le point sur sa pratique et la manière dont il a accompagné le projet des élèves.

(D’après la malle pédagogique : Ricochet réalisée par le Réseau Ecole & Nature).

 

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